Re: Economie locale : se passer des grosses entreprises écolocides, contourner l'inaction politique nationale et interna

#11
Actuellement 100 entreprises sont responsables de 70 % des émissions de CO2. L'organisation de la production, de la transformation exige des transports incessants. En cause donc directement la mondialisation et les accords de libre échange. Je crains que les mouvements actuels, les ONG ne suffisent pas à faire fléchir les gouvernants actuels, en phase avec des intérêts économiques. Il faut donc les contourner, les rendre inutiles ou le moins nécessaire possible.

C''est pourquoi on doit construire localement des alternatives.
- SCANI et bientôt FELIN, en décentralisant et dégooglisant internet, outre les garanties éthiques que ça offre, propose un modèle moins gourmand en énergie que les gros data center. De plus le fonctionnement coopératif les libère de la pression aux dividendes. Ces entités appartiennent à des réseaux nationaux allant dans le même sens, ce qui est une force. Il ne s'agit pas de créer un îlot écolo dans un pays qui ne l'est pas. Il faut créer un îlot au côtés d'autres îlots et contaminer les territoires moins engagés.
- Fablab et Repair Café, en recyclant, construisant soi-même, réparant, contribue à nous rendre moins dépendant du commerce et des transports que cela génère.
- Une politique de transports alternatifs lié à des projets citoyens mutualisant des unités de production électrique propres, comme les RADD proposent de le faire à Auxerre sont à regarder de près. Pourquoi pas de production d'hydrogène locale ?
- Mais en matière de transport, le meilleur serait de ne pas avoir de transports contraints, en rapprochant les services des gens, en rapprochant l'emploi des travailleurs, en rapprochant les commerces des lieux de vie.
- Favoriser une agriculture diversifiée soucieuse de son bilan carbone (un solde négatif devrait être possible) et de la biodiversité doit être un objectif.

Re: Economie locale : un revenu universel en monnaie locale

#12
Les monnaies locales ont le vent en poupe. La Cagnole chez nous.
Il y a quelques temps, Pierre Larrutourou avait fait la proposition de créer un Euro-franc qui serait versé chaque mois sans condition à tous.

J'aimerais qu'on étudie le développement à une échelle territoriale à définir d'un dispositif qui s'en inspire.
Le territoire créerait une monnaie locale
- réservée à l'achat de produit locaux. Il s'agit de combattre les problèmes de compétitivité dus à des contraintes sociales différentes et au faible coût des transports. Les commerçants, pour avoir le droit de l'accepter, auraient un cahier des charges à respeccter.
- qui serait versée sans condition à tous chaque mois.
- sur laquelle on ne pourrait spéculer, mais la mesure ci-dessous est un pas dans cette direction.

Re: Economie locale : déchets - mégots

#13
Il manque vraiment un forum pour des questions que je ne sais où ranger. Je pense que la question des déchets ne peut pas être dissociée de ce PCAET. en effet, outre la collecte qui fait rouler tous les matins de nombreux véhicules dont j'aimerais bien qu'on estime le ratio CO2/km, la question du retraitement se pose. Certaines solutions m'interpellent :
- l'incinération qui permet de diminuer le volume en renvoyant dans l'atmosphère sous forme gazeuse et carbonée, une partie des déchets, même si on peut récupérer la chaleur produite pour la distribuer où on en a besoin. Quel est d'ailleurs le rendement de cette solution ?
- la méthanisation qui transforme le carbone capturé par les plantes via le CO2 pour créer du méthane 20 fois plus polluant. Effet col-latéral, l'appauvrissement du compost obtenu en carbone dont le sol est déjà déficitaire et la transformation d'une partie de l'azote en ammoniac.

Et il y a tous les déchets qui repartent dans la nature. On pense bien sûr à la question du plastique, catastrophique à toutes les étapes de sa vie.
Il y a tous les déchets jetés au quotidien et notamment les mégots.

Je souhaite qu'une consigne soit appliquée aux paquet de cigarettes. Les fumeurs le paierait 2€ plus cher, mais récupéreraient ces 2 € en rapportant 20 mégots au bureau de tabac. En fait donc, en rapportant 20 mégots, ils retrouvent le prix antérieur du paquet.
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