Agriculture et consommation

#1
La Communauté a demandé à un cabinet expert (B&L Evolution) de réaliser un diagnostic de notre territoire, au regard du changement climatique. En quelques graphiques et de façon synthétique : voici ce qui ressort de ce diagnostic, concernant l’agriculture et nos consommations

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A vous de nous dire si cela vous paraît pertinent ; et notamment quels enjeux vous paraissent primordiaux…

Re: Agriculture et consommation

#2
Certains, les collapsologues par exemple, alertent sur le problème d'alimentation humaine qui pourraient apparaître si une vraie crise du pétrole survenaient et eux, la pensent inévitable. Ils pensent que la vraie fin du pétrole surviendra quand l'extraction d'un baril demandera l'énergie de plus d'un baril et que ce moment est proche. Ce scénario ne paraît pas absurde.
L'agriculture actuelle s'est spécialisée par région : là, les porcs, là les céréales, ici, le viande bovine, ailleurs la vigne...

Il apparaît donc important de cesser avec ce modèle productiviste basé sur le faible coût du transport des marchandises et de favoriser le développement d'un agriculture diversifiée sur le territoire, afin de ne plus dépendre d'importations venant de trop loin. Afin de ne pas être pris au dépourvu, c'est dès maintenant qu'il faut s'engager sur cette voie, en favorisant à la fois la diversité et l'adaptabilité à la hausse des températures.

La question de la qualité fera l'objet d'un autre post.

Re: Agriculture et consommation

#3
Je ne sais pas si ce post est dans le bon forum, mais il touche à l'agriculure.

Je sillonne beaucoup la campagne à VTT. Actuellement, les terres agricoles restent nues et le plus souvent profondément labourées quasiment 6 mois par an. Sous réserve d'une analyse prouvant le contraire, on peut penser qu'il s'agit de terres mortes d'un point de vue biologique. je pense donc qu'un diagnostic devrait faire rentrer ces surfaces dans le taux d'artificialisation des sols. Certes, la vision serait beaucoup plus catastrophique, mais, je pense, plus proche de la réalité.

Re: Agriculture et consommation : aide à la capture de CO2

#4
Les champs agricoles recapturent du CO2... à condition d'avoir un couvert végétal. Or actuellement, ces champs sont pou la plupart nus plusieurs mois par an, notamment en hiver. C'est justement l'époque où les arbres ont perdus leurs feuilles et ne recapturent plus de CO2.
Pourrait-on imaginer un dispositif encourageant à assurer une couverture végétale en toute saison
- soit par une prime par jour couvert, avec une prime plus importante l'hiver ;
- soit par une pénalité par jour non couvert ?

Re: Agriculture et consommation : aide à la capture de CO2

#5
Eric_89fr a écrit :
dim. mars 17, 2019 3:38 pm
Les champs agricoles recapturent du CO2... à condition d'avoir un couvert végétal. Or actuellement, ces champs sont pou la plupart nus plusieurs mois par an, notamment en hiver. C'est justement l'époque où les arbres ont perdus leurs feuilles et ne recapturent plus de CO2.
Pourrait-on imaginer un dispositif encourageant à assurer une couverture végétale en toute saison
- soit par une prime par jour couvert, avec une prime plus importante l'hiver ;
- soit par une pénalité par jour non couvert ?
Soit en proposant aux agriculteurs de mettre à disposition leurs terres après récolte et avant semis pour qu'une brigade d'agriculteurs-ecologistes territoriaux y assure un couvert végétal
- compatible avec les cultures à venir
- de nature à entretenir et régénérer la micro-faune du sol
- assurant une biodiversité d'espèces naturellement présentes
- assurant le nourrissage hivernal de la faune naturelle locale

Re: Agriculture et consommation : emballages et autres conduites vertueuses

#6
Une partie de plus en plus nombreuse de la population est engagée dans un changement de pratiques. Cela concerne notamment les jeunes qui s'installent et construisent leur vie, leur habitudes de consommation sur des bases écologiques. Malheureusement, ce changement est socialement marqué et présent chez la jeunesse instruite, intégrée, n'ayant pas d'autres soucis premiers à traiter (voir pyramide de Maslow).

Il me semble que nous devons avoir plusieurs leviers d'actions
1) Rendre ces pratiques vertueuses plus faciles, voire plus faciles que les pratiques habituelles
2) Faire entrer dans ces nouvelles formes de consommation toute la population et en finir avec le déterminisme social en la matière (d'ailleurs, il faut en finir partout, mais c'est un autre sujet).

Pour cela, on doit pouvoir trouver
- des endroits où on peut acheter en vrac. Un travail est à mener avec la grande distribution.
- Est-ce que, si elle ne le font pas, la CCJ ne pourrait pas installer, sur la voie publique à proximité immédiate des magasins, une zone de dés-emballage ? Le coût de traitement serait imputé au magasin.
- Si ce n'est pas possible, la CCJ ou les communes, à travers leurs publication, pourrait faire connaître à la population ce que lui coûte le suremballage qu'on leur impose.
- Toute nouvelle implantation ou agrandissement se verrait conditionné à l'implantation de vente en vrac.
- des récipients pour acheter en vrac et conserver à la maison, qui ne soient pas en plastique : verre, métal, bois, carton...

Re: Agriculture et consommation

#7
La population "sensibilisée" au problème du climat, au locavore et à l'écologie en général, est une CSP bien connue (moyen, moyen +) très largement majoritaire dans cette sensibilisation, mais très largement minoritaire sur notre territoire. Pour les catégorie socioprofessionnelles inférieures, les plus nombreux, la sensibilisation actuelle fonctionne mal, car souvent emprunte de culpabilisation (alors que la plupart n'ont pas les moyens de faire autrement) , ou privative (du type consommez moins), alors qu'ils se privent déjà sur tellement de choses.
Le coût du "manger bio" reste pour ces catégories, le principal frein. Mais le manque de disponibilité des produits bio locaux, leur absence de visibilité grand public, est aussi un frein majeur. Enfin pour des catégories différentes, le manque de temps pour s'approvisionner en bio est un élément important. Il faut effectivement du temps pour acheter ses produits en différents lieux et préparer ces produits pour la consommation (faire la cuisine) etc.
Une conserverie, de préparation de plats préparés, de légumes précuits, uniquement pour les produits locaux serait sans aucun doute une excellente idée à développer sur le territoire de la CCJ. En effet la conservation permet de réduire les pertes à minima, la préparation permet d'utiliser les produits "moches". L'ensemble permettrait de faire baisser les coûts. Pour peut que l'on décide d'en faire un établissement d'aide à l'insertion des publics les plus fragiles, ce serait un superbe projet pour la CCJ !
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